vendredi 2 octobre 2015

"Le grand cahier"- Liste de lecture des chapitres

Chapitre
Etudiant/e
1 L'arrivée chez Grand-Mère
Rachel
2 La maison de Grand-Mère
Rachel
3 Grand-Mère
Rachel
4 Les traveaux
Andrina
5 La forêt et la rivière
Andrina
6 La saleté
Andrina
7 Exercice d'endurcissement du corps
Joa
8 L'ordonnance
Joa
9 Exercice d'endurcissement de l'esprit
Joa
10 L'école
Anja
11 L'achat du papier
Anja
12 Nos études
Anja
13 Notre voisine et sa fille
France
14 Exercice de mendicité
France
15 Bec-de-Lièvre
France
16 Exercice de  cécité et de surdité
Aleksandra
17 Le déserteur
Aleksandra
18 Exercise de jeûne
Aleksandra
19 La tombe de grand-père
Tonia
20 Exercice de cruauté
Tonia
21 Les autres enfants
Tonia
22 L'hiver
Susanne
23 Le facteur
Susanne
24 Le cordonnier
Susanne
25 Le vol
Rebekka
26 Le chantage
Rebekka
27 Accusations
Rebekka
28 La servante de la cure
?Rohat
29 Le bain
Rohat
30 Le curé
Rohat
31 La servante et l'ordonnance
Rohat
32 L'officier étranger
Emmanuel
33 La langue étrangère
Emmanuel
34 L'ami de l'officier
Emmanuel
35 Notre premier spectacle
Filiz
36 Le développement de nos spectacles
Filiz
37 Théâtre
Filiz
38 Les alertes
Vanessa
39 Le troupeau humain
Vanessa
40 Les pommes de grand-mère
Vanessa
41 Le policier
Patrick
42 L'interrogatoire
Patrick
43 En prison
Patrick
44 Le vieux monsieur
Marina R.
45 Notre cousine
Marina R.
46 Les bijoux
Marina R.
47 Notre cousine et son amoureux
Anita
48 La bénédiction
Anita
49 La fuite
Anita
50 Le charnier
Laura
51 Notre Mère
Laura
52 Le départ de notre cousine
Laura
53 L'arrivée des nouveaux étrangers
Dzevaire
54 L'incendie
Dzevaire
55 La fin de la guerre
Dzevaire
56 L'école recommence
Marina P.
57 Grand-mère vend sa vigne
Marina P.
58 La maladie de Grand-Mère
Marina P.
59 Le trésor de Grand-Mère
Helene
60 Notre Père
Helene
61 Notre Père revient
Roberta
62 La séparation
Roberta

Pour de questions: a.stockmeyer@stud.unibas.ch

Traduction révisée, Aleksandra Savic

1. Traduction, version révisée

a)Un jour important
Le grand branle-bas commença lundi matin à six heures, le trois octobre. Lavé, récuré - je me suis presque blessé au tympan - et nourri abondamment de tartines, j’ai mis mon pull marin. Paul portait aussi une toute nouvelle blouse au col rabattu blanc, d’où sortait un noeud bleu ciel. Joseph me sembla un peu étranglé dans son col amidonné - c’était toujours ainsi, - cependant, il avait bonne mine dans son complet gris clair sur lequel brillait une cravate socialiste de soie rouge.
Ma mère nous avait prévenus qu’elle ne pourrait pas nous accompagner parce que ma petite sœur n’avait pas de robe adaptée à cette occasion. Cela m’allait très bien car je craignais que je me ridiculise de recevoir mon entrée au lycée comme un cadavre à un enterrement, porté par toute la famille.
Alors tous trois nous partîmes vers sept heures et demie. J’étais à la droite de Joseph alors que Paul s’accrochait à sa main gauche.
Mon sac, qui tirait mes épaules en arrière, me faisait un folle avantageux, et mes claquaient sur le pavé où se tenaient encore les poubelles matinales.
Mon père attira mon attention sur le son des rues afin que je trouve le chemin du retour. Ma mère devait m’attendre le lendemain après la sortie des classes, mais j’avais peur de naviguer entre le lycée et la maison familiale tout seul dès demain.
b) 3 points de grammaire:
1) les adverbes:
Les adverbes sont des mots invariables qui peuvent changer le sens d’un verbe et qui modifie ou précise un adjectif, un verbe, un autre adverbe ou une phrase. Dans ce texte on a des adverbes comme 1) presque, 2) abondamment, 3) un peu, 4) toujours, 5) très:
  1. est un adverbe de manière modifiant le verbe
  2. est un adverbe en -ment et se situe entre un verbe auxiliaire et le participe passé ou après le participe passé
  3. est un adverbe d’intensité, ici placé devant un verbe au participe passé
  4. est un adverbe de temps, spécifiquement toujours représente une répétition d’une action
  5. est placé devant un adjectif qualificatif et donc, précise celui-ci (intensité)

2) les temps des verbes (imparfait et passé simple):
  1. Passé simple: sert à exprimer des évènements achevés et est plutôt utilisé dans la langue écrite. Le passé simple décrit surtout l’action et un évènement unique. Il va en alternance avec le passé composé dans un récit au passé. Attention: On ne peut pas mélanger les deux.
Ex.: «je me suis presque blessé au tympan - et nourri abondamment de tartines, j’ai
mis mon pull marin» ne peut pas devenir «je me suis presque blessée au tympan - et
nourri abondamment de tartines, je mis mon pull».
  1. Imparfait: Contrairement au passé simple, l’imparfait est utilisé pour décrire un état, alors une action pas encore achevée. De plus, il exprime une habitude ou une répétition dans le passé. Or, l’imparfait et le passé simple peuvent être dans la même phrase.
Ex.: Joseph me sembla un peu étranglé dans son col amidonné - c’était toujours ainsi.
  1. Conditionnel et plus-que-parfait: Le plus-que-parfait montre que l’action est accomplie et que l’antériorité se trouve dans la phrase principale (ma mère nous avait prévenus) et la subordonnée (qu’elle ne pourrait pas). Le conditionnel ici suggère une idée (action future possible). 
    Ex.: Ma mère nous avait prévenus qu’elle ne pourrait pas nous accompagner  

3) la proposition subordonnée participiale:
Elle est toujours accompagné par un sujet propre et un verbe au participe présent ou passé. La proposition participiale équivaut à un complément circonstancielle, soit le temps, la cause, la condition ou l’opposition. Pour identifier cette proposition subordonnée dans une phrase, on cherche toujours deux sujets.
Ex.: Lavé, récuré  - j’aurais presque blessé mon tympan - et nourri abondamment avec
des tartines, je mis mon pull marin.
La phrase principale: «je mis mon pull marin»
Proposition subordonné participe passé circonstanciel du temps (= Quand j’ai lavé…): «Lavé, récuré et nourri»
c) sur le thème:

Le temps des secrets, écrits par Marcel Pagnol, est une autobiographie romancée, écrite en 1960 et publié en 1977, après sa mort. Dans cette autobiographie, et surtout dans cet extrait, Marcel parle d’un jour important, son entrée au lycée. Cet extrait donne une atmosphère un peu bouchée et nerveuse. Le premier mot, « le grand branle-bas », déjà contribue à cette ambiance. L’allure du texte semble très lente parce qu’y ont décrits les …... de sa tenue et le souci de ses parents. En bref, il semble que nous sommes invités à nous identifier au narrateur, à nous rappeler nos jours importants à l’école.

jeudi 1 octobre 2015

1) Traduction Susanne Roth, révisée 4.11.2015

29) Émile Zola (traduction révisée par S. Roth, 4.11.2015)


a) Traduction
Zola naquit en 1840 à Paris, mais il passa son enfance à Aix, où il alla à l’école. En 1858, onze ans après la mort de son père, la famille retourna à Paris.
Après son échec à l’épreuve de maturité, Zola travailla dans la librairie Hachette et devint un journaliste. Sa nouvelle profession lui força de compléter sa culture générale. C'est pendant ce temps qu’il commenca de considérer son travail journaliste comme une œuvre scientifique et il écrivit son premier roman « Thérèse Raquin » en 1867. Un an plus tard, il avait l'idée de réunir tous les personnages de ses romans dans une œuvre complète, comme Balzac l’avait déjà fait. C’est ainsi que commenca « l’histoire naturelle et sociale de la famille Rougon-Macquart ». Pourtant, Zola fut obligé d’attendre dix ans de plus jusqu’à ce qu’il soit accepté par le public avec ses livres L’Assomoir, Nana ou Germinal. Une fois riche et célèbre, il acheta une maison à Médan où il organisa des soirées littéraires avec les frères Goncourt et Guy de Maupassant.
Il s’informait du monde des finances et du travail et, en 1898, il prit la défense de Dreyfuss, un officier juif. C’est pourquoi qu’il fut obligé de s’enfuir en Angleterre.
De retour en France, il écrivit encore plusieurs livres sur Lourdes, Rome et Paris, il s’occupa de la lutte des ouvriers et décrivit la ville idéale du futur.
Zola mourut en 1902. Six ans plus tard, ses cendres furent transférées au Panthéon.

b) 3 explications de grammaire
Le passif : Le passif est toujours formé en utilisant le verbe « être » + le participe. Comme c’est le case pour toutes les structures de grammaire formés avec le verbe « être », le participe doit être adapté au sujet (en ajoutant en –e, un –s ou un –es, dépendant du genre et nombre du sujet). Par ex. : Ses cendres (fém., pluriel) ont été (voilà le verbe « être » en passé) transférées (-es selon le sujet féminin pluriel).
Le subjonctif : Il s’agit d’une forme de verbe qui n’est utilisée qu'en certain cas : 1) Après certains verbes, spécialement ceux qui expriment une volonté ou une émotion ; 2) Après quelques conjonctions, par ex. jusqu’à ce que, bien que, avant que, etc. Le subjonctif passé est formé un prenant le passé composé mais en mettant le verbe auxiliaire (avoir ou être) au subjonctif.
Le gérondif : Cette forme (en utilisant, en réunissant) n’existe pas en allemand où elle serait formée par une phase subordonnée, mais elle est assez fréquente en français (et en anglais aussi) parce qu’elle est brève. Elle ne peut être utilisée que si les sujets de la phrase principale et subordonnée sont identiques. Elle a une fonction causale,  modale ou temporalle.

c) 5 lignes sur le thème / le personnage principal
Zola est un écrivain et journaliste français qui a vécu au 19e siècle. Aujourd’hui il n’est pas seulement célèbre à cause de son style littéraire (en réunissant tous ses personnages de roman dans un grand œuvre complet) mais aussi parce qu’il s’engageait pour les ouvriers et la justice. En défendant un officier juif qui avait été accusé de haute trahison de façon erronée il prenait un grand risque pour soi-même. Aujourd’hui son dépouille mortelle reste dans le Panthéon à Rome.