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lundi 7 décembre 2015

5) Performer Susanne Roth, révisée 10.12.2015

a+c) Choix d’un dialogue et montage de vidéo:
Jean Anouilh, Antigone (Paris, 1946), Antigone et Ismène (p. 15 – 21, version Reclam)

 b) Pastiche augmenté :
Ismène : Tu es malade ?
Antigone : Non, mais je suis un peu fatiguée, parce que je me suis levée tôt.
I : Je n’ai pas beaucoup dormi non plus, on a beaucoup et longtemps fêté hier.
A : Si tu n’arrêtes pas de passer toutes les nuits dans les clubs, tu ne resteras pas longtemps aussi belle !
I : Très drôle, vraiment.
A : Je ne me moque pas ! En fait, ça me rassure te voir ta beauté, ça me donne l’impression que tout est normal. Tu te rappelles que je n'arrêtais pas de te tourmentais, quand nous étions petites ? Une fois, je t’ai même coupé tes belles, longues cheveux, tant j'étais envieuse de tes grâces. Il est probable que, si on est belle est populaire, on n’a pas d'idées folles…
I : De quoi parles-tu ?
A : Rien, il n’y a rien…
I : Je ne suis pas stupide, tu sais ?! Je réalise bien que tu es en train de faire. Tu es complètement cinglée. Tu ne vas pas faire ça, pas question.
A : Pourquoi pas ?
I : Nous serions accusées et passeront le reste de notre vie en prison, si la police ne nous descend pas sur place ! N’oublie pas notre couleur de peau, la police n’aura pas beaucoup de patience si nous ne suivons pas la loi.
A : Oui, mais c'était son dernier et son plus grand souhait, que l'on répande ses cendres du haut de la statue de la liberté. Je m’en fous que ce soit interdit !
I : Alors, écoute. Je suis ta grande sœur et il faut que tu m’écoutes. J’ai tellement plus d’expérience que toi.
A : Ne m’énerve pas, j’en ai marre de tes directives, tu n’es pas ma mère !
I : Il ne s’agit pas de notre mère, mais de notre oncle qui est président, l'aurais-tu oublié ? Il va imposer la loi pour faire un exemple, sans doute !
A : Je t’ai déjà dit, je m’en fous ! J’étais toujours la petite, la sale bête, et j’étais toujours dans ton ombre, mais, maintenant, j’en ai assez et je ferai ce que je veux et qui me semble juste !
I : Écoute-moi donc ! J’ai plus souvent raison que toi.
A : Je ne veux pas avoir raison.
I : Essaie de comprendre au moins !
A : Tout le monde me dit cela, depuis mon jeune âge. Mais comprends donc, tu dois faire tes devoirs. Tu ne comprends pas que tu n’auras pas de futur si tu sèches l’école ? Toujours la même chose. J’aurai le temps de comprendre quand je seraivieille, maintenant je veux justement faire ce que je veux.
I : Ils nous arrêteront et ce sera dans tous les médias. Nous serons humiliées publiquement et tu sais bien que personne ne nous aidera, puisque nous sommes noires. Nous n’avons pas non plus assez d’argent pour nous payer un avocat. Je ne veux pas souffrir. Je ne crois pas que je suis assez forte pour supporter ça.
A : Voilà, je vois que tu y as vraiment beaucoup pensé !
I : Toute la nuit, mais je ne suis tout simplement pas aussi courageuse, ou peut-être folle, que toi.
A : Parfois il y a des choses que l'on doit faire malgré la peur qu'on en a. Pour moi ça sera un acte de liberté.
I : Tu veux vraiment passer le reste de ta vie en prison ?
A : Non, mais je ne veux pas avoir une vie ennuyeuse et moyenne, non plus. Si tu ne viens pas avec moi, bon, alors laisse-moi seule. Va te recoucher pour que tu sois prête demain, quand tu sortiras avec tes amies de nouveau.
I : D’accord, mais promets-moi qu’on y parlera encore.
A : Je vais parler avec toi et avec tout le monde qui veut parler avec moi, je le promets.
(Ismène sort)

d) Présentation du dialogue, de son auteur :
L’Antigone de Jean Anouilh est une des plus grandes œuvres du théâtre français du 20e siècle. Une nouvelle interprétation de L’Antigone de Sophocle, Anouilh reste proche de l’acte original mais parvient quand même à créer ses propres caractères. Anouilh naît en 1910 à Bordeaux et a passé la plupart de sa vie à Paris. En 1946 il déménage à Lausanne, où il est mort en 1987. En 1940, pendant la guerre, il fut incorporé et plus tard en fut fait prisonnier par l’armée allemande. Après la guerre, il adopte la cause de l’écrivain Brasillach qui a été condamné à mort pour collaboration. Anouilh essaye de l’aider, même s’il n'était pas toujour du même opinion politique.

e) Pourquoi ces dialogues sont-ils importants ?
La pièce fut publiée pendant la deuxième guerre mondiale, donc dans un temps quand il avait beaucoup de conflits entre l'état et le peuple. Est-on prêt à risquer quelque chose et à s’opposer à la loi pour faire ce qui est juste (par exemple en aidant des réfugiés juifs) ?

J’ai choisi la scène du dialogue entre Antigone et sa sœur Ismène, parce que la relation entre les deux sœurs est très intime et très proche, peut-être plus proche que celle entre deux amants ou même entre les parents et leurs enfants. En particulier le conflit intérieur d’Ismène est captivant – contrairement à Antigone, qui a déjà pris sa décision, Ismène est encore tiraillée entre le besoin de protéger sa sœur parce qu’elle s'en sent responsable, et le désir de soutenir Antigone parce que celle-ci a le courage de faire ce qui est juste. Ismène ne veut pas agir contre la loi, mais elle a l’impression de laisser tomber Antigone si elle ne vient pas avec elle. A mon avis, Ismène est en fait le caractère les plus intéressant des deux.

samedi 28 novembre 2015

6) Rencontrer Susanne Roth, révisée 10.12.2015

a+f) Choix d’un partenaire et prise de contact / introduction et justification:
Quand j’ai appris que je devais faire une interview pour ce cours, j'ai pensé immédiatement à un collègue romand qui est en ce moment en train de faire un tour de monde à vélo. Il aurait été très intéressant de parler avec lui et d’entendre les dernières nouvelles de ce voyage unique. Mais cet ami est maintenant en Chine, voyageant avec son vélo et dormant dans une tente sans connexion internet, et il ne m’était pas possible de le contacter et de faire cette interview. Donc, j’ai décidé de demander à un autre ancien collègue s’il pouvait m’assister dans cette tâche. Je connais Gaëtan depuis mon premier semestre à l’université, donc depuis six ans, et, comme moi, il a étudié les « Altertumswissenschaften ». Moi je me fus spécialisée en histoire ancienne, lui, il a choisi les langues anciennes. Comme j’ai un peu perdu le contact avec lui (parce que j’ai travaillé entre 80 – et 100% pendant les derniers deux ans), il était intéressant pour moi de le rencontrer de nouveau et d'apprendre ce qu’il fait maintenant. Nous nous sommes retrouvés à la gare de Bâle et nous avons fait l’interview dans la Brasserie à côté de la Migros.

b+e) Transcription :
Salut Gaëtan et merci beaucoup de me consacrer du temps. Pour commencer, est-ce que tu peux me parler un peu de toi ? Ton âge, ta profession, etc.
Alors, ah, je m’appelle Gaëtan, j’ai vingt-six ans, je suis marié, je suis enseignant à l’école secondaire du Val Terbi, j'enseigne le français et l’allemand.
Pourquoi est-ce que tu as choisi ces études ? Qu’est-ce qui t'intéresse ?
Ah, bonne question !
Ou peut-être, d’abord tu peux dire ce que tu as étudié ?
Alors j’ai étudié  le latin et le grec, en bachelor et j’ai continué en linguistique historique comparant en master, je n’ai jamais vraiment décidé d’étudier ça, j’ai toujours fait ce qui me plaisait et ça m’a conduit à étudier la linguistique à l’Université de Bâle.
Je crois que tu as même décidé de faire le doctorat, n’est-ce pas ?
Oui.
Tu n’en avais pas marre de l’université, après cinq ans ?
Après plus que cinq ans parce que j’ai fait mon Master en sept ans. J’ai trouvé un sujet qui me plaisait et j’ai donc décidé de continuer, de faire le doctorat avec mon professeur de l’université et je n’en avais pas marre de l’université, mais je peux… J’ai la chance de pouvoir enseigner à côté et de pouvoir me changer les idées de temps en temps avec les enfants.
Quel sujet tu as choisi pour le doctorat ?
Ah, j’ai choisi d’étudier le passage du latin aux langues romanes en étudiant les textes, les premiers textes de l’empire franc, donc de l’époque mérovingienne, et j’ai essayé de voir comment est-ce que le latin a évolué et s’est transformé pour finalement se transformer en français.
Très bien. Ahm, quand tu auras fini tes études, qu’est-ce que tu vas faire ? Rester à l’université et devenir professeur, ou bien enseigner dans une école ?
Alors, j’aimerais bien pouvoir continuer la recherche à cinquante pour cent, et enseigner aussi en parallèle, dans une école ou au lycée, le latin et le grec, en parallèle.
Bon, je crois qu’on a assez parlé de tes études, peut-être pourrais-tu me raconter un peu ta vie au Jura ? Moi j’ai grandi à Bâle, une grande ville renommée mondiale. :-) j’ignore tout de la vie d'un petit village urassien, comme le tien. Comment était-ce ?
Alors, mon enfance au Jura, j’ai vécu dans un petit village, cinq cents habitants, tout le monde se connaissait, tout le monde se connaît toujours, j’ai grandi en même temps avec mes voisins qui avaient le même âge que moi et on était, on a passé nos journées dehors, dans le jardin et on a joué ensemble, et voilà, enfin, c’était une enfance idyllique dans les montagnes, et voilà après j’ai, j’ai, en étudiant, j’ai dû aller jusqu’à Porrentruy pour le lycée, donc j’avais une heure de trajet pour aller jusqu’au lycée, donc c’était pas le côté le plus pratique, mais Porrentruy était aussi une belle ville qui était capitale de Bâle. :-)
Tu es marié. Si vous décidez de fonder une famille un jour, je ne sais pas si vous avez des plans ? :-), où est-ce que vos enfants grandiront ? Dans un village aussi ou dans une métropole comme Bâle ?
Alors, je ne pense pas qu’on va habiter dans une grande métropole, on va sûrement habiter plustôt dans un endroit comme un village, mais proche d’un endroit qui est facilement accessible.
Où est-ce que vous vivez maintenant ?
Maintenant, à Strasbourg. C’est aussi une grande métropole ! :-)
Tes études sont quand même un peu, disons spéciales. Est maintenant que nous nous rencontrons, tu es en train de visiter l’exposition temporaire du Musée des Antiquités. Qu’est-ce que tu fais dans ton temps libre, pour te changer un peu les idées ? Tu fais toujours seulement du latin et du grec, ou bien tu as aussi d'autres hobbys ?
Alors, de temps en temps je viens au Musée des Antiquités, mais ça, c’est rare, la plupart du temps du week-end on est dans la famille, dans ma famille ou dans la famille de ma femme, où on passe le temps.
Alors, merci beaucoup !
Mais de rien !

jeudi 19 novembre 2015

4) Voir-Écouter Susane Roth, révisée 10.12.2015

a) Choix d’une interview audio-visuel :

Interview avec Steve Guerdat, un cavalier de saut d’obstacles. Le vidéo est un mix entre une interview et un reportage, mais les parties d’interview se trouvent dans les séquences suivantes :
1 :33 – 3 :03
5 :43 – 10 :30

Reportage complet:


Séquences d'interview:


c) Transcription (5 min) :
Présentatrice : Soyez les bienvenus, Steve Guerdat et Philippe Guerdat ! Steve, d’abord une réaction, elle fait du bien, ah, sacrément du bien cette victoire de cette après-midi, félicitations !
Steve Guerdat : Merci, aah, je crois que comme toutes les victoires, ça fait du bien étant sportif, je crois que c’est quand même pour les victoires qu'on court, et puis, quand elles arrivent, dans un concours comme Genève, avec tout ce que ça représente pour moi, devant mon public, et dans un, dans une nouvelle épreuve, comme le Grand Slam aujourd’hui, c’est, c’est quelque chose de très spécial pour moi et pour ma carrière.
P : Vous avez parlé de cette nouvelle épreuve. Philippe Guerdat, je ne connais pas grande chose à l’hippique, je m’y intéresse comme tous les Suisses, beaucoup à travers votre fils, mais tout de même. Moi, je m’interroge, quand je vois ce calendrier, effectivement, il y a le Grand Slam, la combination, le coupe du monde, le top ten, etc. Est-ce que vous n’avez pas l’impression que, à force d’enrichir dans le calendrier, que ça va desservir l’hippisme au total ?
Philippe Guerdat : Non, je ne crois pas, parce que immédiatement ça va apporter un plus à notre sport et, c’est des choses assez prestigieuses qui ont été lancées, et il y a des choses qui vont peut-être être un peu plus en ordre, suite à l’introduction de ce Grand Slam ou d’autres compétitions de haut niveau, c’est sûr qu’il faut savoir faire ses choix et cibler ses objectives, parce que c’est pas possible de tout courir.
P : Alors, messieurs, j’ai envie de vous parler d’une personne, j’allais, dire mais non, ce n’est pas une personne. A force, on va y croire, elle a seize ans, elle est belle à craquer, et elle vous a mis pas simplement de la joie, évidemment vous savez de qui je veux parler ?
S. G. : Jalisca ?
P : Jalisca, absolument, ben c’est un week-end particulier pour elle, et pour vous aussi.
--> Reportage sur Jalisca Solier, le cheval de Steve Guerdat
P : Steve Guerdat, une réaction pour cet hommage, elle le méritait bien, la Jalisca.
S. G. : Ouais, je crois que, ahm, c’est assez difficile pour moi de parler après ça, parce que ça me touche quand même assez profondément, c’est une jument, vraiment, qui fait partie de ma vie, et qui en fera pour le reste de ma vie, qui est quelque part dans mon cœur et qui y restera, parce que je lui dois énormément et c’est pour moi un membre, un part entier de ma famille.
P : Ah oui, pn vous sent très émus, c’est normal, il peut pas être autrement. Philippe Guerdat, or justement, avec ce regard un peu de l’extérieur, qu’est-ce qu’elle avait de si, de si particulier, Jalisca, on le voit aussi dans ces images, écoute vous parler de cette âme, de cette attitude au fond, et de battante.
P. G. : Oui, parce que ça a été un peu expliqué par, ah, Alban Poudret, au départ, elle était un tout petit peu atypique, et vraiment elle a été un tandem en osmose parfaite avec Steve et c’est ça qui a rendu cette relation tellement spéciale, et puis, aussi, dans la carrière de Steve, parce que c’était quand même après son tour en Suisse, ça a été un nouveau déclic dans sa carrière, et s’il est devenu champion olympique l’année passée, même si ce n’était pas avec Jalisca, c’était grâce à Jalisca qui l’a mis sur les rails.
P : Le cheval de votre vie, qu’est-ce qu’elle va devenir maintenant, Jalisca, on a cru le comprendre, ah, ben, qu’elle va avoir une suite, mais avec vous, quel rapport, quelle relation elle aura encore avec vous ?
… etc.

d) 2 analyses grammaticales / linguistiques :
La négation : Dans la langue orale, on omit souvent la particule « ne » et on utilise seulement la deuxième partie de la négation, c’est-à-dire « pas », « jamais », « plus » etc. Dans l’interview, on trouve les exemples suivants : C’est pas possible (au lieu de ce n’est pas possible), il peut pas en être autrement (au lieu de "il ne peut pas en être autrement")^
.
La structure des phrases : La langue orale se distingue surtout de la langue écrite par la structure des phrases. Les phrases sont très longues, il n’y a presque pas de points, seulement les pauses, et on enchaîne simplement des propositions principaux l’une derrière l’autre. En plus, il y a beaucoup de petits expressions comme « ah », « ben », etc. qui remplissent les lacunes entre les phrases. Comme les phrases ne sont pas construit consciencieuses, les locuteurs en changent la structure au milieu, il commencent d’un façon, s’arrêtent et continuent d’une autre façon avec une nouvelle phrase avec une structure grammaticale différente.

e) Exercice audio-visuel :
1) Quelle est la relation entre Philippe et Steve Guerdat ?
    a. Philippe est le père de Steve
    b. Philippe est le frère de Steve
    c. Philippe est le meilleur ami de Steve
2) Quel était le plus grand succès dans la carrière de Steve ?
    a. Champion de Suisse en 2000
    b. Champion olympique en 2012
    c. Il a gagné le Grand Prix de Genève
3) Pourquoi la victoire de cet après-midi est-elle aussi spéciale pour Steve ?
    a. Parce qu’elle était à Genève, donc en Suisse, devant « son » public. En plus, c’était sa dernière épreuve avec Jalisca
    b. Parce que c'était sa première victoire avec Jalisca, dans la dernière competition avec elle.
   c. Parce que il connaît ce cheval depuis sa naissance parce que c'était la famille de Steve qui a élevé le poulain. 
4) Pourquoi Jalisca est-elle si importante pour Steve, aussi bien dans sa carrière sportive que personnellement ?
    a. Jalisca est un cheval qui est très facile à monter et qui donne toujours son mieux.
    b. Jalisca est un cheval extrèmement difficile et Steve est le seul cavalier qui a arrivé à la monter et même avoir du succès dans le monde entier.
    c. Jalisca est un cheval un peu atypique mais Steve a réussi à établir une relation exceptionnelle avec ce cheval et il a aussi appris beaucoup d'elle. 


Solutions :
1a, 2b, 3a, 4c.

mercredi 4 novembre 2015

3) Ouïr-Voir Susanne Roth, révisée 4.11.2015

b) Le film en bref :
Titre : La Chèvre
Réalisateur : Françis Veber
Scénariste : Françis Veber
Année de sortie : 1981
Acteurs principaux : Pierre Richard et Gérard Depardieu
Durée : 1 heure 35 minutes
Genre : Comédie

c + d) Choix de deux séquences et explication de leur importance :
1) La première scène est essentielle pour comprendre le reste du film, parce qu’elle explique comment l'improbable collaboration entre le détective professionnel et le malchanceux peu réaliste s’est formée : Après que Marie, sa fille, a été enlevée pendant ses vacances au Mexique, son père, Alexandre Bens, PDG d’une entreprise, est inconsolable. Pendant plusieurs semaines, ni la police ni un détective averti n'ont trouvé une seule trace de la jeune femme. Mais un jour, le psychologue de l'entreprise a une idée : puisque Marie n’était jamais très adroite (en fait, elle allait d’un accident à la catastrophe suivante), peut-être fallait-il engager un « spécialiste », quelqu’un aussi malchanceux que la fille et capable ainsi de comprendre ce que lui est arrivée. Il présente François Perrin à Bens et, pour lui démontrer le « talent » particulier de Perrin, il a arrangé l’expérimentation avec les chaises qui est montré dans cette scène.
2) Bens est désespéré et il est d’accord de donner à Campana (le détective) une deuxième mission, mais cette fois il sera accompagné par Perrin. Campana n’aprouve pas la manoeuvre, surtout parce que Perrin sera responsable de toutes les décisions, mais il ne veut pas décevoir son ami Bens. D’abord, Campana ne cesse pas de s’énerver toujours de son collègue maladroit, mais, bientôt, ils découvrent des indices, grâce au fait que que Perrin suffit des mêmes accidents que Marie, et que le personnel qui s’occupe de ses accidents (la police, les infirmières) se souvient de la jeune femme. Leur aventure les mène dans des bordeles, des repaires de brigands, une prison et, finalement, même dans la jungle – toujours accompagnés des petites catastrophes qui arrivent à Campana. Bien que les deux hommes soient très différents, ils développent entre eux un rapport d’amour et de haine. Campana se sent de plus un plus responsable de son ami malchanceux et à l’esprit plutôt simple et le protège, par contre ce dernier croit avoir finalement trouvé sa vraie profession. Dans la jungle, quand leur voiture s’abîme, ils se disputent et Campana dit finalement la vérité à son compagnon, qu’on l’avait choisi, non pas parce qu’il était un détective excellent, mais à cause de sa malchance chronique. Cette scène est importante, parce que Perrin y apprend finalement la vérité, et qu'il ne sera désormais plus un outil, mais devient une personne autonome qui ne se laisse plus influencer. Perrin est très froissé, naturellement, et il attaque Campana. Bien que celui se donne de la peine de ne pas lui faire mal, Perrin se blesse lui-même et tombe inconscient. Campana l'emmène dans un hôpital à la jungle, et, au moment où Perrin se réveille, il trouve une jeune femme dans le lit voisin, une femme qui a apparemment de la malchance car elle s’était blessé la tête…


e) 2 explications / interprétations / recherches :
1) En 1991, Nadia Tass a réalisé un remake américain de ce film sous le titre « Pure Luck ». Françis Veber était présent comme consultant, mais l'anecdote raconte qu’il devait apprendre une nouvelle version de « politiquement correct », c’est-à-dire la version américaine. Veber avait proposé de choisir de nouveau un acteur d’origine latino pour jouer le kidnappeur, comme il l’avait fait dans le film original, mais Tass lui a expliqué qu’elle ne voulait pas tirer la haine de toute la communauté latino en faisant un tel choix.
2) La critique : « La Chèvre » n’est pas un film classique, mais c’est quand même une comédie populaire, jusqu’à aujourd’hui. Le remake américain a reçu un meilleur accueil et Tass encore a continué de gagner de l’argent avec le film jusqu’à 1998 au moins. Bien que le film soit vraiment très drôle, le thème (deux personnages très différents qui doivent travailler ensemble) n’est pas nouveau ni unique et de plus le film manque de la profondeur. Quelques scènes sont même plutôt inexplicables, comme celle où un gorille essaie d’enlever Perrin dans la jungle. Cette scène est très drôle parce qu’elle est complètement imprévue, mais de l’autre côté les gorilles n’existent pas en Amérique…

jeudi 15 octobre 2015

2) Lecture Susanne Roth, révisée 5.11.2015

22) L’hiver
b) Pourquoi ce chapitre est-il important ? Pour la première fois dans leur vie, les garçons passent l’hiver pas bien protégés mais en ayant froid et en souffrant de la faim.
c) Résumé : Alors qu'il fait de plus en plus froid, ils mettent tous les vêtements qu’ils trouvent, mais ils ont encore froid. De plus, ils n’ont presque plus rien à manger. Leur grand-mère ne sort presque plus de son lit, sauf si le facteur apporte des lettres ou des paquets. Les jumeaux découvrent que leur mère leur envoie des vêtements chauds et de l’argent, mais que la grand-mère ne leur a rien dit parce qu’elle ne sait pas lire et parce que sa fille ne lui avait jamais écrit auparavant. La grand-mère est très amère, mais aussi honteuse.

23) Le facteur
b) Pourquoi ce chapitre est-il important ? Ce chapitre montre d’un côté comme les deux garçons sont encore très jeune est leur mère leur manque beaucoup. De l’autre côté ils se défendent et ils sont prêts à se battre pour arriver à leur buts.
c) Résumé : Les jumeaux guettent le facteur et lui demandent de leur donner le paquet et l’argent directement. D’abord il refuse, mais après qu’ils l’ont bousculé et menacé de le tuer, il cède. Il leur dit même qu’ils ont raison de se défendre, qu’il connaissait leur mère quand elle était encore petite et qu’elle avait bien décidé de quitter le village. Elle n’aurait jamais eu une vie normale ici parce que tout le monde croyait que la grand-mère avait empoisonné son mari.

24) Le cordonnier
b) Pourquoi ce chapitre est-il important ? Pour presque la première fois depuis qu’ils vivent dans le village, quelqu’un leur donne un cadeau et est très gentil envers eux.
c) Résumé : Les jumeaux veulent acheter deux paires de bottes en caoutchouc chez le cordonnier, mais ils n’ont pas assez d’argent pour les payer. Quand ils expliquent au cordonnier qu’ils en ont absolument besoin parce qu’ils habitent chez la sorcière et qu’ils doivent y travailler, il les leur donne gratuitement. En plus, ils leur offre même d'autres chaussures. D’abord, ils ne veulent pas accepter les cadeaux, parce qu’ils ne veulent pas dire merci. Mais quand l’homme explique qu’il sera probablement bientôt emmené et tué, ils le remercient et disaient qu'ils espéraient qu’il ne suffira pas de ce destin. 

d) Lecture à voix haute:

jeudi 1 octobre 2015

1) Traduction Susanne Roth, révisée 4.11.2015

29) Émile Zola (traduction révisée par S. Roth, 4.11.2015)


a) Traduction
Zola naquit en 1840 à Paris, mais il passa son enfance à Aix, où il alla à l’école. En 1858, onze ans après la mort de son père, la famille retourna à Paris.
Après son échec à l’épreuve de maturité, Zola travailla dans la librairie Hachette et devint un journaliste. Sa nouvelle profession lui força de compléter sa culture générale. C'est pendant ce temps qu’il commenca de considérer son travail journaliste comme une œuvre scientifique et il écrivit son premier roman « Thérèse Raquin » en 1867. Un an plus tard, il avait l'idée de réunir tous les personnages de ses romans dans une œuvre complète, comme Balzac l’avait déjà fait. C’est ainsi que commenca « l’histoire naturelle et sociale de la famille Rougon-Macquart ». Pourtant, Zola fut obligé d’attendre dix ans de plus jusqu’à ce qu’il soit accepté par le public avec ses livres L’Assomoir, Nana ou Germinal. Une fois riche et célèbre, il acheta une maison à Médan où il organisa des soirées littéraires avec les frères Goncourt et Guy de Maupassant.
Il s’informait du monde des finances et du travail et, en 1898, il prit la défense de Dreyfuss, un officier juif. C’est pourquoi qu’il fut obligé de s’enfuir en Angleterre.
De retour en France, il écrivit encore plusieurs livres sur Lourdes, Rome et Paris, il s’occupa de la lutte des ouvriers et décrivit la ville idéale du futur.
Zola mourut en 1902. Six ans plus tard, ses cendres furent transférées au Panthéon.

b) 3 explications de grammaire
Le passif : Le passif est toujours formé en utilisant le verbe « être » + le participe. Comme c’est le case pour toutes les structures de grammaire formés avec le verbe « être », le participe doit être adapté au sujet (en ajoutant en –e, un –s ou un –es, dépendant du genre et nombre du sujet). Par ex. : Ses cendres (fém., pluriel) ont été (voilà le verbe « être » en passé) transférées (-es selon le sujet féminin pluriel).
Le subjonctif : Il s’agit d’une forme de verbe qui n’est utilisée qu'en certain cas : 1) Après certains verbes, spécialement ceux qui expriment une volonté ou une émotion ; 2) Après quelques conjonctions, par ex. jusqu’à ce que, bien que, avant que, etc. Le subjonctif passé est formé un prenant le passé composé mais en mettant le verbe auxiliaire (avoir ou être) au subjonctif.
Le gérondif : Cette forme (en utilisant, en réunissant) n’existe pas en allemand où elle serait formée par une phase subordonnée, mais elle est assez fréquente en français (et en anglais aussi) parce qu’elle est brève. Elle ne peut être utilisée que si les sujets de la phrase principale et subordonnée sont identiques. Elle a une fonction causale,  modale ou temporalle.

c) 5 lignes sur le thème / le personnage principal
Zola est un écrivain et journaliste français qui a vécu au 19e siècle. Aujourd’hui il n’est pas seulement célèbre à cause de son style littéraire (en réunissant tous ses personnages de roman dans un grand œuvre complet) mais aussi parce qu’il s’engageait pour les ouvriers et la justice. En défendant un officier juif qui avait été accusé de haute trahison de façon erronée il prenait un grand risque pour soi-même. Aujourd’hui son dépouille mortelle reste dans le Panthéon à Rome.