a)
Transcription, deuxième
partie, version révisée
http://info.arte.tv/fr/le-feminisme-aujourdhui (le film de 8 minutes)
Laïcité et droit à l’avortement
en Europe
Pauline : Nous on est un peu des
puristes de la laïcité, parce que pour nous avant tout la laïcité c’est la
séparation de l’église et de l’état.
Claire : La laïcité, c’est un
combat qui est plus que jamais à réaffirmer. Enfin nous on voit, par exemple, sur
le terrain de l’avortement, donc on a lancé une grande pétition, le 17 janvier,
pour que, enfin, toutes les femmes européennes puissent avorter, ce qui est
loin d’être le cas.
Et dans les pays, où le pouvoir religieux, catholique principalement, en
Europe, a un poids, Pologne, Irlande et Espagne (chevauchement). Récemment, eh ben, on constate que soit, il n’y a
carrément pas le droit d’avorter, Malte, Pologne, Irlande dans des conditions
très particulières, et en Espagne, menace, enfin le gouvernement Rajoy a
abandonné, mais avait une vraie menace de revenir en arrière sur terrain du
droit à disposer de son corps. Donc, c’est sûr que ça nous interpelle, nous
aussi, puisqu’on en vraiment axées sur la valeur de la laïcité. C’est inscrit
dans notre ADN, avec ce constat qui est que, dans les combats pour réaffirmer
la laïcité, les droits des femmes doivent vraiment être, en fait, en cœur de ce
combat, puisqu’on est toujours les grands perdantes, quand il y a la religion
qui affronte, en fait, les pouvoirs progressistes, et surtout se qu’on se rendre
compte nous ce que surtout à l’échelle européenne, c’est qu’au niveau des
nations unies, là il y a bientôt la conférence sur le statut des femmes qui va
se rouir ( ?), où il débattent de grands textes qui sont des déclarations
d’intérêts sur les droits des femmes, ou parler des droits sexuels, et reproductives,
c’est hyper-compliqué à l’ONU, pourquoi ? Parce qu’on voit le Vatican,
donc puissance catholique, s’alliée avec les Musulmans, s’alliée avec les
puissances juives, orthodoxes aussi, pour vraiment venir s’entendre sur la
question des droits femmes ou plutôt des non-droits des femmes.
Pauline : Tu parlais de l’Irlande
tout à l’heure, on a fait une action pour défendre l’avortement, en Irlande,
qui non seulement n’a pas fait de bruit, parce que les médias ont refusé de
diffuser les images. C’est-à-dire qu’un tel tabou, on ne peut même pas en
débattre, quoi. Et je pense que vous êtes chez Osez le féminisme aussi
universalistes que nous, et là on parle encore de l’Europe, mais c’est même un
débat qu’on voudrait étendre au reste du monde. Je sais que, par exemple, la
question de l’avortement commence à faire débat aujourd’hui, au Maroc, où il y
a des gynécologues pratiquant l’avortement qui sont condamnés. Donc, voilà on
aimerait étendre ce combat à l’international puisqu’on considère qu’il y n’a
pas, donc, des droits de femmes différents selon l’endroit de la planète où on
est, on devrait avoir toutes accès aux mêmes droits.
La prostitution en Europe
Pauline : La non-cohésion du
système européen favorise le tourisme sexuel à l’intérieur de l’Europe : C’est
un sujet que nos militantes en Europe, je parle au en sens géographique du
terme, qui avaient soulevé, mais qui concerne aussi l’Allemagne, qui concerne
les Pays-Bas, qui concerne l’Espagne, puisqu’on sait qu’au nord de l’Espagne,
il y a le bordel de la Jonquera qui est un des plus gros bordels d’Europe.
Donc, c’est vrai que ce manque de légiférassions qui permet aussi tous ces
dérives-là et crée des endroits, qui poussent comme des champignons, qui sont
des lieux de violence et de précarité pour les femmes victimes de la
prostitution.
C’est vrai que nous on aspire à une entent internationale sur ces
questions-là.
Claire : Et puis, surtout sous enfin,
parce que moi j’ai eu la chance de vivre il y a quelques années, enfin, pendant
un petit moment à Strasbourg, où j’ai vraiment pu voir ce qu’une ville
frontalière ça peut produire le fait que l’autre côté du Rhin, ben la prostitution
soit vraiment légalisée, avec des bordels très institutionnalisé, qui paient
leurs impôts, on nous vend souvent, enfin le composé des réglementaristes nous
explique souvent que ces maisons closes ou alors des lieus autogérés par des
prostituées sont des havres de paix dans lesquels il y a tout le confort
sanitaire, de sécurités, etc., pour que les femmes exercent, donc, le travail
du sexe, déjà le travail du sexe, c’est vraiment une formule qu’on récuse
vraiment fermement, et quand j’étais à Strasbourg, les réglementaristes nous
expliquaient que le fait qu’il ait des bordels ça va lutter contre la traite des
femme, parce que c’est avec pignon sur le rue, et qu’il n’y aura plus une
prostitution, cachée, sale, dangereuse.
Moi, je n’ai jamais vu, après que les bordels aient été autorisés (erreur
de la locutrice : après ont été…) au Allemagne, autant de prostituées
venant des pays de l’Est, venant de l’Afrique submergées errer dans certains
coins de Strasbourg, à la merci de toutes sortes de violences, alors que, dix
kilomètres plus loin, on pouvait aller dans un bordel, où c’est soi-disant sécurisé.
Pauline : Derrière les rideaux des
maison clôs, on ne sait pas du tout ce qui se passe, quoi, et ça encourage le tourisme sexuel, où
souvent c’est des hordes de touristes français, d’ailleurs, (chevauchement
« on a vu au moment du Mondial de foot »), voilà qui se déplacent,
qui passent la frontière en Espagne ou aux Pays-Bas pour, clairement, se borner
la gueule et se taper des putes. C’est ça, le vocabulaire employeur, c’est ça
la réalité, la réalité, c’est la violence. Ce n’est pas un accord tacite entre
deux personnes, pour en consoler une qui n’est pas capable, pour assombrir ses pulsions
sexuelles d’avoir reconnus comme tout le monde, à la masturbation. C’est ça qui
est pénible. Ça fait des milliers d’années que les femmes font que j’pense les
hommes pourraient aussi avoir la maturité de comprendre que c’est comme ça
qu’on se satisfait.
b)
Analyse
linguistique
Il y a peu de chevauchements, ce qui montre que chacune des deux femmes attend
normalement (pas toujours) jusque sa vis-à-vis a terminé sa phrase. Il ne
s’agit pas d’un vrai dialogue, mais cet entretien est mis en scène et fait pour
la caméra. Supposons qu’elle ait exercé pour que cela se floue.
c) Analyse grammaticale
On remarque qu’elles parlent spontanément et qu’elles ne lisent pas un
texte déjà écrit, ce qui produit des répétitions (« euh… ») et de petites
relâchements syntaxiques, comme « j’ai pas » au lieu de « je
n’ai pas. Mais cette faute de grammaire me semble être considéré comme une
norme dans la langue parlée. En plus, on y trouve aussi des autocorrections et
des autoréparations. En plus, parfois elles répètent un mot
plusieurs fois quand elles réfléchissent à ce qu’elles veulent exprimer, par
exemple : « C’est en fait, c’est… ».
d)
Questions et réponses
1. Quel est le but des
féministes ? Choisissez la réponse correcte !
a) Elles veulent s’engager
sur le monde entier, c’est-à-dire qu’elles exigent le même droit des femmes
dans toutes les régions du monde. (solution correcte)
b) Elles veulent que toutes
les femmes blanches ont le même droit dans tout le monde.
c) Elles veulent exposer au
monde entier que les femmes sont le sexe plus fort.
2. Pourquoi est-ce qu’on
n’a rien entendu de l’action pour le droit à l’avortement des femmes en Irlande
selon Pauline ? Choisissez des différentes variantes la bonne
réponse !
a) Parce qu’une telle action, comme elle est décrit par Pauline, n’a jamais
eu lieu.
b) Parce qu’en Irlande (la partie qui est catholique), il s’agit d’un thème
tabou et, par conséquent, on ne peut pas y débattre de ce sujet de plus médias
n’ont pas diffusé les images de cette action. (solution correcte)
c) Parce qu’on avait peur que avec la publication de cet action les femmes
de toute l’Irlande ou bien du monde entier seraient encouragées par cet action
et commenceraient un grand débat autour ce thème.
3. Quelle expérience Claire
a-t-elle fait quand elle a habité à Strasbourg ? Choisissez la réponse
correcte !
a) Lorsqu’elle habitait
dans cette ville frontalière, elle a vu les effets négatifs de la légalisation
de la prostitution en Allemagne. (solution correcte)
b) Quand Claire habitait à
Strasbourg, elle a remarqué que la légalisation de prostitution en Allemagne avait
des conséquences positives pour les femmes : la prostitution n’est finalement
plus sale, dangereuse et cachée.
c) Quand elle habitait à
Strasbourg, elle a vu beaucoup des hommes français qui sont allés en Allemagne dans
les bordels.
4. Selon Claire les réglementaristes
ont-ils choisi la bonne stratégie (laquelle ?) pour effacer le problème de
la prostitution ? Choisissez la bonne réponse!
a) Oui, quand Claire habitait à Strasbourg, elle a vu que la légalisation a
des conséquences positives pour les femmes comme mentionnées dans la question 3.
b) Non, la légalisation n’est pas la bonne stratégie, parce que la
légalisation fait comprendre que la prostitution n’est pas un crime.
c) Non, la légalisation n’est pas la bonne stratégie, parce que sa
conséquence consiste, comme le dit Claire, en ce que beaucoup de femmes des
pays pauvres arrivent en Allemagne pour y travailler comme prostituées. (solution
correcte)
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